Ce dossier a été rédigé il y a 6 années. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète. Lisez-le en gardant son âge en tête, surtout si il aborde des éléments financiers ou réglementaires ! Merci ...

La Datsun 240Z a permis aux japonais d’entrer dans le cercle des constructeurs capables de produire en masse un modèle à vocation sportive. La recette ? Une ligne conventionnelle mais séduisante, un bon six-cylindres, un châssis sophistiqué et un tarif imbattable de 3500 $ à sa sortie  ! Le magazine Road&Track écrivait d’ailleurs « Une type E au prix d’une MG-B … ça vaut le coup d’attendre 7 mois la livraison ! »

Datsun 240Z

Le design de la 240Z a emprunté nombre d’éléments à plusieurs modèles mythiques. Le long capot évoque assez explicitement la Jaguar Type E et la ligne générale de profil nous rappelle la 911. La face avant reste agressive avec deux phares ronds encastrés en retrait de la calandre. L’ensemble est plaisant et indéniablement sportif. Les touches de chromes nous rappellent bien que l’auto a vu le jour avant la fin des années 60. L’habitacle n’offre que deux places à ses occupants.

Datsun 240 Z

Au volant, la 240Z s’avère plutôt joueuse et plaisante. La suspension avant utilise un système à jambes de suspension et bras inférieurs et ressorts hélicoïdaux tandis que l’arrière bénéficie d’un système à jambes de suspension et bras triangulaires similaire à ceux de la Lotus Elan. Tout ceci offre un ensemble assez joueur avec un train avant plutôt sous-vireur et train arrière indépendant qui ne créé pas de mauvaises surprises. Du coté du freinage, le bilan est plus contrasté : les disques à l’avant et sur tout les tambours à l’arrière avouent rapidement leurs limites en conduite sportive avec un manque d’efficacité et d’endurance inhérent à ce type de combinaison.

Datsun 240Z

Du coté de la mécanique, la 240Z est animée par un 6 cylindres en ligne de 2400cc développant 130 cv DIN (150cv SAE) équipé d’un arbre à came en tête. Soupapes parallèles, pas de flux croisés : c’est un moteur roturier, mais il tourne facilement à 6.000 trs/mn et plus. Il a un joli son (pas éloigné de celui de la Mercedes Pagode) et en décélération un joli grondement dans l’échappement. Ce bloc se distingue essentiellement dans sa souplesse de fonctionnement et un bon couple de 20,5 mkg dès 4.400 tr/mn. Les performances de la 240Z sont celles d’une 911T de 1970 avec 205 km/h en pointe et le 0 à 100 km/h abattu en 9,O secondes.

Moteur de la Datsun 240Z

La 240Z promet plus par sa ligne aguicheuse que par les chronos qu’elle n’affole que modérément. Cela dit, c’est une voiture très facile à conduire et une vraie sportive à plus d’un titre. Elle propose un excellent compromis sport, confort et usage quotidien compatible, ce que confirment ses chiffres de production avec plus de 116.000 exemplaires fabriqués de 1969 à 1973 ! Mais si le moteur est increvable la 240Z souffre de la corrosion comme beaucoup de voitures de cette génération. Attention dans ce cas aux coûts de restauration qui peuvent s’envoler et dépasser la cote de la voiture.

Datsun 240Z

Notre choix :
Malgré une production importante, les Datsun 240Z restent plutôt rares sur le marché français (souvenez-vous des mesures protectionnistes du gouvernement à l’époque !) alors nous nous tournerons vers les USA et la Californie pour trouver un modèle exempt de rouille et bien entretenu, avec un modèle en état 3 selon le système international de classification des voitures de collection pour environ $17.000 soit 14.000 euros au taux de change du jour  …

La cote : De 5.000 euros (état 5) à 20.000 euros (état 2)

La tendance : Stable