L’échappement est une des pièces majeure d’une voiture de collection. De ses caractéristiques dépendent les performances du moteur mais également sa sonorité. Et de sa qualité de construction dépend sa durabilité. Faisons le tour d’horizon de cette pièce majeure d’une voiture.

Comment ça marche un silencieux d’échappement ?

La ligne d’échappement démarre du collecteur d’échappement pour aller jusqu’au silencieux final. Entre les deux, on va trouver des tubes et un ou plusieurs « pots » intermédiaires. Les « pots » sont constitués de chicanes, de tôles percées et parfois de laine de roche. L’objectif de tout ceci est de réduire le bruit tout en facilitant l’écoulement des gaz d’échappement.

Intérieur du silencieux d'échappement

Mais notre ligne d’échappement est d’une part exposée à toutes les intempéries et agressions extérieures (pluie, neige, gravillons …) mais également à l’intérieur par des phénomènes de condensation et bien entendu par les gaz de combustions acides.

Et tout ceci rouille tôt ou tard. C’est le moment idéal de taquiner les italiens dont il était notoire que leurs aciers des années 60 et 70 était de mauvaise qualité et que leurs pots se perçaient pratiquement tous au bout de 12 mois. Mais c’est aussi parce qu’ils étaient les spécialistes des petites citadines qui ne faisaient que de petits trajets favorisant la formation de condensation.

Mais même sur les grosses berlines, l’accumulation de condensation dans la laine de roche conduisait tôt ou tard à des perforations.

Que faut-il surveiller ?

Le premier indice d’une perforation c’est le changement du bruit de l’échappement. Quand ça fait « course » …. il est trop tard. Un autre indice de la mort probable de l’échappement c’est quand on entend des petits bruits de métal qui vibrent à l’accélération, indice incontournable que l’intérieur du pot d’échappement est en cours de destructrion

Silencieux en fin de vie

Enfin, l’examen visuel reste une valeur sûre. N’hésitez pas à vous pencher sous la voiture pour observer au moins le silencieux final au niveau de ses soudures et de ses raccords.

Comment remplacer le silencieux d’échappement ?

Le silencieux est sous la voiture, pas très facile d’accès. Les chandelles et/ou les rampes de levage seront nessaires mais un petit pont sera idéal. Mais ce n’est pas encore gagné. Avec la chaleur, l’eau et les années, les raccordements, les boulons des brides peuvent avoir rouillé et être (quasiment) impossible à démonter. Il faudra peut-être scier ou découper les plus récalcitrants.

La photo des silncieux est tirée de motordoctor.fr

Au remontage du silencieux d’échappement, il faudra prendre soin d’étancher les raccordements de tuyau avec une pate échappement spéciale qui durcira en chauffant.

Acier ou inox ?

La qualité de fabrication a bien progressé ces dernières années, mais l’inox progresse sur le marché. Avantages : l’inox est … inoxydable. Il ne rouille pas. C’est donc un silencieux « à vie ». Et il rend le son du moteur plus rauque. Inconvénient : Il coûte approximativement 3 fois le prix d’un échappement en acier normal.

Ligne Inox pour Triumph TR4

Hormis sur des modèles à connotation explicitement sportive, nous ne sommes pas forcément convaincus de l’intérêt d’une telle conversion. Respecter la sonorité d’une ancienne c’est aussi celà respecter sa configuration d’origine. Et la plupart des anciennes d’aujourd’hui dorment au chaud et ne roulent plus de quelques milliers de kilomètres par an.