Ce dossier a été rédigé il y a 5 années. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète. Lisez-le en gardant son âge en tête, surtout si il aborde des éléments financiers ou réglementaires ! Merci ...

Aujourd’hui, la Porsche 911 3.2 Carrera (1984-1989) représente sans doute l’investissement le plus pragmatique et polyvalent en terme de 911.
La 911 … Un moteur six cylindres à plat arrière, un son inimitable, une ligne devenue mythique, un tableau de bord cinq cadrans… Et une incroyable faculté à évoluer à l’aise partout, tout le temps !
Hier au creux de la vague les 3.2 sont devenues de véritables « classiques » qui commencent à remonter sérieusement dans les cotes et sont recherchés par ceux qui ont « du nez ».

Porsche 911 3.2 Carrera coupe

Au début des années 80, la 911 était considérée par Porsche « en bout de développement » et la direction de la firme plaçait tous ses espoirs dans les nouvelles générations à moteur avant (924,944, 928 …). Mais un brusque changement de direction (Schutz remplaçant Fuhrmann) modifia la donne et relança la 911. Présentation du cabriolet SC pour le millésime 1983 puis le nouveau moteur 3.2 un an plus tard. Cette nouvelle motorisation, animée par une nouvelle injection Motronic, pulvérisait la barre des 200cv (231), se révélait 10% plus sobre que la précédente génération et devint une légende de fiabilité au fil des kilomètres avalés et des ans.

Porsche 3.2 Carrera

La mécanique est à la fois souple et puissante, capable d’évoluer sur un filet de gaz en ville, comme d’avaler 240 km en 1h (sur autoroute Allemande, évidemment). Mais la 3.2 sait aussi prendre soin de ses occupants, avec de nombreuses options : cuir intégral, climatisation, régulateur de vitesse, sièges électriques, condamnation centralisée, vitres électriques, différentes gammes audio, etc …

Porsche 911 3.2 Carrera cabriolet

La principale évolution de la série des 3.2 consiste en l’arrivée d’une nouvelle boite « G50 » pour le millésime 1987, en remplacement de la vénérable boite « 915 ». Réputée moins virile que la 915, la G50 a aussi se détracteurs, qui trouvent que la nouvelle commande d’embrayage hydraulique offre un moins bon feeling à la pédale. Le débat G50 vs. 915 fait toujours rage, mais globalement la G50 remporte les suffrages.

Autre bon point, les 911 3.2 vieillissent globalement bien. Qualité de fabrication, matériaux haut de gamme et coque galvanisée lui permettent de bien traverser les années, à conditions que leurs propriétaires successifs les aient bien entretenues. La légendaire fiabilité des 911 Carrera 3.2 est bien réelle, sous condition que la voiture ait été entretenue correctement.

Porsche 911 3.2 Carrera Targa

Infatigable routière, dénicher une 911 Carrera 3.2 avec moins de 100.000 km d’origine est difficile. Et les vendeurs en profitent pour muscler les prix ! Comme toujours, un kilométrage devra être validé par un dossier d’entretien montrant la progression au fil des années, sans trou. Les amateurs de cheveux aux vent auront le choix entre un coupé avec option « toit ouvrant », une version Targa (découvrable) ou le véritable cabriolet.

La cote :
De 15.000 € il y a quelques années, le ticket d’entrée est passée à 25.000 € pour une belle Carrera 3.2 coupé ou Targa, mais les prix peuvent aller jusqu’à 40.000 euros pour une voiture exceptionnelle et peu kilométrée. La boite G50 justifie une plus-value de l’ordre de 1.500 euros et les cabriolets s’échangent généralement 5.000 de plus qu’un coupé.

Tendance :
A la hausse.

Porsche 911 3.2 Carrera coupé

Notre choix :
Il se portera sur un coupé Sunroof (à toit ouvrant) 85 ou 86, plus polyvalent qu’un cabriolet, avec quelques options de confort comme le full-cuir, la climatisation, les sièges électriques. La boite 915 aura bénéficié d’un embrayage neuf et d’un réglage. Nous éviterons les modèles avec aileron AR « turbo » ….
Ce bel exemplaire avec 140.000 km certifiés et classé 3 sur l’échelle internationale de notation, a changé de mains contre 26.000 euros début 2014.